Bayern – Lyon : L’analyse

Ligue des Champions - Prolongations

Après les notes du match Bayern-OL hier, découvrez aujourd’hui l’analyse de la rencontre : les expulsions de Ribéry et Toulalan, le but de Robben, le coaching de Puel, c’est ici que ça se passe.

 

Arjen Robben a inscrit le but de la victoire des Bavarrois contre l'OL. (Photo Welt)

Clairement, les Lyonnais ont laissé passer leur chance lors de ce match aller. Vu la physionomie du match à la mi-temps, on se demande d’ailleurs encore comment ils n’ont pas ramené à Lyon un résultat positif… Comme en témoigne sa composition d’équipe et surtout le schéma de jeu qu’il a demandé à ses joueurs de déployer pendant cette rencontre, nul doute que Claude Puel se serait contenté d’un 0-0, que les Gones ont pu oublier à la 69ème minute sur une action typique d’Arjen Robben : j’ai le ballon, je cours en sautillant sans le perdre, je donne un coup de rein pour repiquer dans l’axe et je tire. Fort de préférence. Et bien souvent il fait mouche. Alors imaginez si le gardien est masqué et qu’un joueur dévie légèrement le ballon… Aujourd’hui Robben est l’un des tous meilleurs ailiers du monde et il l’a prouvé contre Lyon, en sachant être bien présent au rendez-vous.

Et c’est bien là la différence avec notre Franck Ribéry national. Il faut le dire, la presse avait beaucoup parlé tandem infernal Robbéry, qui dynamite les défenses de Bundesliga depuis le retour de blessure du Français. Malheureusement pour nous spectateurs et heureusement pour les Lyonnais, la démonstration a coupé court, et le tandem s’est transformé en monocycle dès la 37ème minute, suite à l’expulsion de Ribéry pour une semelle sur Lisandro Lopez. Ce carton rouge, sévère, est le tournant du match, même si jusque-là Reveillère avait plutôt bien maîtrisé le Boulonnais. Méritait-il une expulsion, difficile de juger, mais force est de constater qu’en championnat ce geste lui aurait certainement valu un carton jaune 7 fois sur 10…

Du coup les Lyonnais ont tenté de profiter de l’aubaine pour inscrire un but et tenter ainsi d’aborder le match retour à Gerland en position de favori statistique. Sans y parvenir. L’expulsion de Toulalan 20 minutes plus tard viendra mettre fin à cette période d’espoir. Là aussi, M. Rosseti a eu le carton facile, mais Jérémy Toulalan est l’un des joueurs du championnat de France les plus expérimentés : comment a-t-il pu faire ce pied haut, connaissant la fâcheuse tendance des arbitres à la compensation ? Au final, il manquera non seulement le match retour (ce qui est problématique quand on voit le peu de défenseurs actuellement à disposition de Claude Puel), mais il aura aussi laissé ses partenaires à 10 pendant plus d’une demi-heure, pendant laquelle les joueurs du Bayern auront fait souffrir les Lyonnais.

Au final, la domination du Bayern n’aura cessé que pendant l’entre-expulsion. Trop peu pour les joueurs du président Aulas pour faire la différence. A peine le temps pour Källström d’inquiéter Butt des 30m. Pas plus, pas moins. Après la sortie de Toulalan, Munich a donné l’impression d’être beaucoup trop fort pour des Gones qui pour le coup semblaient être en infériorité numérique. Le Bayern avait pour lui la possession de balle et les actions dangereuses. Ne lui manquaient que des attaquants dignes de ce nom pour conclure : Müller a plusieurs fois mangé la feuille de match, Olic a été transparent, Ribéry expuslé, Gomez inexistant… Seul Robben a été au niveau, mais il ne peut pas toujours tout faire.

Les lyonnais auront perdu ce match sur 2 points. Tout d’abord les joueurs : Gonalons n’a pas encore le niveau Ligue des Champions, idem pour Pjanic qui du haut de ses 20 ans est trop irrégulier, Makoun n’a rien apporté lors de son entrée à part un peu plus d’erreurs de transmissions au milieu de terrain, et surtout Toulalan a mis en péril l’équilibre du collectif sur une faute de jeunesse (sic). Ensuite le schéma tactique de Puel : un 4-3-3 à forte tendance 4-5-1, des latéraux sommés de ne passer le milieu de terrain qu’en cas d’extrême nécessité, des ailiers priés de penser défensif avant de penser offensif, deux milieux défensifs axiaux, et surtout un attaquant défensif, selon le concept inventé par Pablo Correa. Comment inscrire un but avec ça ? Même quand Lyon a été en supériorité numérique les consignes n’ont pas semblé changer, avec le résultat que l’on sait… Défendre c’est bien quand c’est bien fait, mais ça ne suffit pas pour gagner.

Lyon a donc perdu, mais le Bayern était prenable et c’est là que le bât blesse. Après l’expulsion de Ribéry, Van Gaal cherchait lui aussi son 0-0, mais comme à Madrid et à Bordeaux, Puel avait sorti son immuable bunker spécial match à l’extérieur, et c’est au final l’absence de jeu qui aura eu raison des Rhodaniens lors de ce match aller : quand on donne le bâton pour se faire battre, souvent c’est ce qui arrive. Surtout dans le football. Dommage quand on voit les possibilités des Lyonnais. Revanche demain soir ?

Alex.

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