Lyon – Bayern : L’analyse

Ligue des Champions - Prolongations

Après les notes des joueurs lyonnais, retrouvez l’analyse de la décâble rhodanienne hier soir à Gerland en demi-finale de la Ligue des Champions face au Bayern de Munich.

 

Dans la bataille des entraineurs, c'est Van Gaal qui l'a emporté sur Puel hier soir. (Photo Daily Mail)

Ce devait être le match de l’année, voire même le match de la décennie, aboutissement de plus de 20 ans d’investissements afin de faire de l’OL un grand club français et européen. Ca a tourné à la déculottée. Sans jamais forcer son talent, l’équipe du Bayern a facilement disposé des joueurs lyonnais hier soir au stade Gerland, 3 buts à 0 sur un triplé de l’international croate Ivica Olic. Sans qu’il n’y ait rien à redire Lyon a été dominé dans tous les secteurs du jeu. Et quand il n’a pas été dominé, il a été pratiquement incapable de se montrer dangereux malgré les 4 attaquants alignés dès le coup d’envoi par Claude Puel.

Car les Lyonnais l’avaient annoncé, ils allaient jouer plus offensif qu’au match aller, pour tenter de refaire leur retard et éventuellement l’emporter dès le temps réglementaire. Afin de mettre en adéquation actes et paroles, l’entraîneur des Gones avait donc choisi de modifier son habituel 4-3-3 pour opter pour un 4-2-3-1 proche de celui de l’équipe de France. Avec les mêmes résultats, à croire que Raymond Domenech avait donné les consignes aux joueurs de Jean-Michel Aulas… Comme en équipe de France, on s’est donc retrouvé avec 4 joueurs offensifs au coup d’envoi, Lisandro, Delgado, et Govou et Bastos, qui avaient respectivement été placés à gauche et à droite afin qu’ils puissent repiquer dans l’axe, ce qui n’est pratiquement jamais arrivé, notamment parce que les consignes de Claude Puel et le jeu des allemands les ont forcé à évoluer relativement bas.

Derrière ces joueurs, une ligne de deux milieux défensifs à plat, composée de Makoun et Gonalons. Déjà à première vue, ça ne fait pas trop peur. Même à une équipe de Ligue 1. Le problème est venu du fait que, comme en équipe de France là aussi, les deux joueurs ont essentiellement évolué sur la même ligne, alors que Makoun, comme Lass Diarra chez les Bleus, a les capacités pour évoluer dans un rôle de piston. Résultat, malgré une bonne entente Jean II et Maxime se sont parfois marchés sur les pieds, et surtout les blocs offensifs et défensifs axiaux ont été scindés en deux par manque de liaisons entre les lignes.

Autre point commun avec les Bleus de Domenech, la défense lyonnaise a eu exactement le même comportement que celle de l’équipe de France face à l’Espagne en mars : des latéraux dont la participation au jeu offensif est quasi nulle, et une charnière centrale qui laisse à désirer au niveau de la relance. Tout ça pour le même résultat : les Lyonnais se sont fait balader. Si on fait les comptes, le bilan est alarmant pour une équipe qui avait soi-disant pris l’option offensive : 2 actions et demie en 90 minutes hier soir (Bastos, Govou et Delgado), et 0 tir (comme au match aller) pour Lisandro, qui semble avoir été reconverti par Claude Puel en coureur de marathon.

Et on l’a bien vu devant ce match, si marquer un but aurait pu être possible, une fois l’ouverture du score d’Olic on voyait mal comment les Lyonnais auraient pu scorer 3 fois aurait pu arriver… Encore plus après l’expulsion (stupide à ce niveau de la compétition) de Cris : à partir de ce moment-là, l’OL a sombré face à un Bayern jamais étincelant mais pourtant tellement supérieur. Lyon voulait défendre correctement, ils n’ont pas réussi ; ils voulaient attaquer, ils n’ont pas réussi non plus. De toute façon soyons clair, avoir un style de jeu ça ne s’improvise pas, ça se construit… Depuis l’arrivée de Puel Lyon n’est pas une équipe qui fait le jeu, réussir à changer du jour au lendemain pour se transformer en Barcelone aurait été un exploit.

Hier soir Lyon a souffert devant la planète entière alors que ce match devait être le match de la consécration. L’expérience et le jeu l’ont emporté sur une équipe lyonnaise pas au niveau d’une demi-finale de Ligue des Champions. Le Bayern, dont c’était la 13ème demi-finale et qui a déjà remporté la compétition 4 fois, est quant à lui en route pour un potentiel 5ème sacre, le 22 mai au stade Santiago Bernabeu de Madrid, face à l’Inter de Mourinho ou au Barça de Guardiola. Hier soir, c’est donc le moins « grand d’Europe » qui a perdu. En tout logique finalement…

Alex.

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