Et de 8 pour Paris !

Les joueurs de la capitale ont remporté leur 8ème Coupe de France en venant à bout de l’AS Monaco (0-1 après prolongations), et s’assurent ainsi une place en Europa League la saison prochaine.

 

Claude Makélélé soulève sa première Coupe de France, à 37 ans. C'est la 8ème pour le PSG. (Photo 20 minutes)

C’était annoncé, il ne restait plus qu’à le faire, et ils l’ont fait : les joueurs d’Antoine Kombouaré ont remporté ce soir la 8ème Coupe de France du club parisien, l’année des 40 ans du club. De quoi construire la saison prochaine sur des perspectives de coupe d’Europe, ce qui est toujours plus attrayant, à la fois pour les joueurs (actuels et futurs) et pour le public. Et pour un club comme le PSG, qui se doit d’être chaque année présent au niveau européen, au nom d’un certain rayonnement de la France dans le football continental.

Cette victoire était écrite et pourtant dans les faits, elle a mis du temps à se dessiner, la faute très certainement à un Ruffier très motivé et performant (apparemment un des seuls côté monégasque), qui aura emmené les joueurs parisiens en prolongations pratiquement à lui tout seul, maintenant son équipe à flots du bout des gants pendant 90 minutes. Une odeur de traquenard se répandait alors de la Stade de France et on croyait alors que, comme en championnat, le gardien de l’équipe princière allait finalement conduire son équipe à la victoire, profitant de l’incapacité des « locaux » à inscrire le petit but qui ferait la différence. C’était sans compter sur Guillaume Hoarau, qui délivra son équipe de la tête à la fin des 15 premières minutes de prolongations, sur une frappe repoussée de Christophe Jallet. 1-0, le match était plié.

Dans l’esprit, il était même plié depuis longtemps. Le premier quart du match aurait pu suffire à se faire une bonne idée de ce qu’allait être la rencontre : des parisiens motivés et bien organisés, parvenant à se procurer des actions dangereuses, sans pour autant jamais les concrétiser, souvent par la faute de l’excellent portier rouge et blanc. Et si la seconde mi-temps était relativement plus équilibrée que la première, il ressort que les joueurs de Guy Lacombe ont été moins dangereux dans ce match que leurs homologues parisiens, bien installés dans leur 4-4-2 habituel. Car comme prévu, Kombouaré avait aligné ce soir son équipe type, à l’exception peut-être d’Edel, qui remplaçait Coupet. Et pour une fois, les parisiens sont arrivés à trouver de la profondeur et à bien jouer au milieu de terrain, bien aidés il est vrai par une équipe de Monaco positionnée relativement bas sur le terrain et dont le jeu n’a reposé que sur la prestation du duo Park-Nenê, le reste de l’équipe se montrant assez quelconque, notamment dans la partie défensive… Dommage pour Moustache, qui de ce fait, échoue pour la deuxième année consécutive en finale de cette épreuve, incapable de pousser son équipe à se transcender.

Cette saison de toute façon, la victoire du PSG en Coupe de France était téléguidée. Téléphonée comme dirait Jean-Michel Larqué, à chaque tour un peu plus. Certes il faut toujours gagner sur le terrain, mais le tirage au sort a toujours été favorable aux parisiens, qui ont eu la chance d’affronter Aubervilliers, Evian, Vesoul, Quevilly et Auxerre pour accéder à la finale, et même si ces derniers font une excellente saison, on ne peut pas dire que le parcours des joueurs de la capitale ait été insurmontable, même pour une équipe aux résultats et aux performances somme toute aléatoires. La preuve encore ce soir, avec une finale qui aurait pu sauver la saison des deux clubs, mais qui au final n’en intéressait vraiment qu’un, qui est en train de faire des coupes une véritable spécialité avec ses victoires en 2004, 2006, 2008 (Coupe de la Ligue) et 2010. A ce rythme-là, le PSG pourrait égaler le record de l’Olympique de Marseille (10 Coupes de France) avant l’Euro 2016… D’ailleurs Makélélé, qui remportait ce soir sa première Coupe de France et qui aura alors 43 ans, jouera peut-être encore au football, tant ce soir il a été déterminant dans la bonne prestation collective des parisiens. Qui sait ?

Au final donc, Paris sera européen la saison prochain, puisqu’il disputera la « petite » coupe d’Europe. Toujours mieux que rien, comme ce fût le cas cette année. On entend souvent dire qu’un club comme le PSG « mérite » de jouer la coupe d’Europe tous les ans ; c’est faux. Il se doit de la disputer, et pour cela il faut la gagner sa place sur le terrain, ce que le PSG de ces dernières années ne sait plus faire : la coupe et ses échéances bien définies, c’est un peu la solution de facilité des clubs en difficulté ou en proie au doute… Que l’on soit supporteur parisien ou pas, on aimerait quand même voir ce club être brillant dehors des coupes nationales, en championnat et en coupe d’Europe. Non pas parce que l’on est nostalgique de l’époque faste du milieu des années 90, non. Mais parce que Paris se doit d’avoir un vrai grand club, pour la santé du football français et le plaisir des amateurs de foot en général. Portés par l’optimisme qui suit la victoire de ce soir, on se prend même à rêver d’un avenir meilleur pour le PSG, un avenir qui commencerait ce soir, au coup de sifflet final de ce match face à Monaco. En espérant que les actionnaires rêvent de la même chose…

Alex.

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