Lyon qui rit, Montpellier qui pleure…

Après la victoire des Lyonnais ce soir sur Montpellier (0-1), retour sur les matchs de la 35ème journée de L1 disputés ce dimanche.

 

C'est Michel Bastos, présent dans tous les bons coups, qui a délivré du piège montpelliérain son équipe ce soir. (Photo Sport.fr)

Ils étaient venus à Montpellier pour tenter de se relancer en championnat, 5 jours après la fessée reçue en demi-finale de la Ligue des Champions face à Munich, et c’est chose faite, puisque l’OL s’impose ce soir 1-0 au stade de la Mosson, devant des montpelliérains généreux qui auront beaucoup tenté, mais qui se seront fait avoir sur une erreur de jeunesse, comme plusieurs fois déjà cette saison. Loulou Nicollin, qui avait prévu de quintupler la prime de match en cas de victoire de ses protégés face à la capitale des Gaules, va donc faire des économies ce soir, et ses joueurs vont eux devoir sérieusement se mobiliser s’ils veulent sanctionner leur bon parcours en championnat cette saison par une qualification en coupe d’Europe.

Côté lyonnais, Claude Puel avait aligné son traditionnel 4-3-3, avec Lisandro en pointe et Toulalan à la récupération, les deux seules « surprises » concernant les titularisations de Lovren dans l’axe aux côté de Cris, et de Gassama au poste de latéral droit. La composition des locaux, elle, n’avait pour le moins rien de surprenant compte tenu des absences (Marveaux, Dzodic, Jeunechamps), et la seule originalité au coup d’envoi concernait plus la nouvelle coupe de cheveux de Yangambiwa qu’autre chose. Après 10 premières minutes un peu brouillonnes des deux côtés, où seul un engagement total des deux côtés sera à retenir, les choses se sont un peu décantées aux alentours du quart d’heure de jeu, avec les premières piques de Karim Ait-Fana, auxquelles Lisandro répondait du tac au tac avec une frappe qui venait d’écraser à la base du poteau de Jourdren suite à un service dans la profondeur de Bastos, très en vue ce soir.

Les équipes se sont ensuite livrées un duel sans merci jusqu’à la mi-temps, se rendant coup pour coup : si Camara frappait au-dessus après avoir chipé le ballon à Cris dans la profondeur, Lisandro faisait de même 5 minutes plus tard, après un crochet intérieur bien senti qui l’obligeait à utiliser son pied gauche. Et ainsi de suite jusqu’au retour aux vestiaires, une frappe de Camara (encore lui) répondant à une tête à bout portant de Govou sur un centre de Bastos…

De retour des vestiaires les Montpelliérains prenaient le match à leur compte, profitant de la mauvaise entame des visiteurs et notamment des deux latéraux, Gassama et Cissokho, pas vraiment à la fête, et se créaient 4 actions de but entre la 50ème et la 60ème minute, par Montaño, Costa, Camara et Costa à nouveau, sans jamais véritablement inquiéter un Lloris impérial. C’est à ce moment que Puel se décida à faire un peu de coaching et à faire rentrer Gomis et Makoun, pourtant deux grands échecs du match de mardi face au Bayern mais qui auront été ce soir déterminants, en relançant totalement la machine lyonnaise à leur entrée. Résultat, sur une mauvaise communication entre Yangambiwa et El Kaoutari (20 et 19 ans), c’est Bastos qui s’en allait fusiller Jourdren au premier poteau, au sommet de la domination montpelliéraine. Le match était plié, hormis la dernière frayeur sur le but lyonnais provoqué par un Lovren fragile, qui était à deux doigts d’inscrire un CSC sur une tête en retrait.

Encore une fois ce soir les joueurs du MHSC se sont montrés trop tendres pour espérer un meilleur résultat, et ont pêché à la fois par manque d’expérience et surtout, encore une fois, par incapacité à inscrire des buts lors de leur période de domination, comme c’est le cas depuis le début de la série de 4 matchs nuls. Inefficaces dans la transmission, notamment en contre-attaques, il va maintenant falloir se reprendre pour aller décrocher l’Europa League, d’autant plus que Bordeaux revient, à la faveur de sa facile victoire sur Toulouse (1-0 but de Ciani sur corner). Côté Lyonnais, avec un match en retard, on peut encore croire à la Ligue des Champions, en revenant à 5 points d’Auxerre et surtout 2 points de Lille ; les nordistes qui ont fait payer leur tarif habituel (3 buts à la maison) à des Nancéens hors du coup. Cabaye, Frau et Gervinho (tous deux à 13 réalisations) sont les buteurs pour le LOSC, qui reste en sérieusement en course pour une qualification européenne pour la saison prochaine, à condition de gérer convenablement leur duel à distance avec Lyon, emmené par Lisandro, et surtout Toulalan et Källström, impressionnants ce soir. On se demande même comment le suédois a pu ne pas jouer contre le Bayern, tant son apport est important dans la construction du jeu lyonnais…

Dans le bas du classement, deux matchs se disputaient cet après-midi : Boulogne-Nice et Saint-Etienne-Lens. A l’image de leur saison, les boulonnais ont été combatifs face à des niçois qui menaient 3-0 après un doublé de Loïc Rémy (très en forme ce soir) et un but d’Hellebuyck, reconverti en latéral gauche pour l’occasion. Leur acharnement a fini par payer, puisqu’en l’espace d’une grosse dizaine de minutes, la dernière du match, les joueurs de l’USBCO vont inscrire 3 buts par Blayac, Kapo et Cuvillier. Réagissant trop tardivement, les rouge et noirs ont sans doute laissé passer ce soir leurs dernières chances de maintien, alors même que Saint-Etienne, qui avait pourtant ouvert le score par Diakhaté sur un cafouillage devant le but lensois, se faisait étriller en deuxième mi-temps par Lens 4 buts à 1. Avec 5 points d’avance sur Le Mans, les verts sont pour autant toujours en ballotage favorable pour se maintenir en Ligue 1.

Au final au classement pas de changements ce soir, à part du côté de la capitale languedocienne, qui se retrouve le dindon du Top 6, puisque les joueurs de René Girard reculent encore au classement et se retrouvent 6èmes, à égalité de points avec les Girondins de Bordeaux et avec 4 point de retard sur le podium, toujours occupé par Marseille, Auxerre et Lille. Derrière, Lorient et Valenciennes stagnent à la faveur de leur match nul 0-0 lors duquel les gardiens se sont distingués, idem pour Sochaux, qui s’est imposé sur la pelouse du Stade Rennais 2 buts à 1, avec notamment un CSC de Briand à la clé… Du côté Rennais, l’information de la soirée concernait le remplacement de Frédéric de Saint-Sernin par Patrick Le Lay, ancien directeur de TF1, à la tête du club.

Alex.

PS : A partir de demain, petit dossier sur l’équipe de France avant la publication de la liste des 23 de Raymond Domenech, le 11 mai sur TF1.

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